Pigeon voyageur guerre 14-18 : les messagers du front
Pigeon voyageur guerre 14-18 : pendant la Grande Guerre, le pigeon servait de messager quand tout le reste était coupé : les obus détruisaient les lignes téléphoniques, la radio était encore rare et les coureurs risquaient leur vie. Un pigeon, lui, rentrait à son colombier avec un message roulé dans un petit tube à la patte. Les armées en ont utilisé des milliers sur le front.
Un moyen de communication indispensable
Pendant la Première Guerre mondiale, les armées disposaient de colombiers fixes et de colombiers mobiles, installés dans des camions ou des remorques proches du front. Les pigeons étaient emportés dans des paniers vers les tranchées, les postes avancés, parfois à bord de chars ou d’avions. Quand une unité était isolée, elle lâchait un pigeon qui ramenait position, situation ou demande de renfort au colombier, d’où le message partait vers l’état-major.
Le principe était le même qu’en colombophilie sportive : un pigeon voyageur revient toujours à son colombier. C’est cette capacité, et non un dressage particulier, qui en faisait un messager fiable.
Des pigeons devenus célèbres
Certains oiseaux sont entrés dans l’histoire. En France, le plus connu est sans doute le pigeon du fort de Vaux, lâché en 1916 pendant la bataille de Verdun avec l’un des derniers messages du fort assiégé, et cité à l’ordre de la nation. D’autres pigeons, dans plusieurs armées, ont été décorés pour des missions semblables.
Dans les régions occupées de Belgique et du nord de la France, la guerre a aussi frappé les colombophiles eux-mêmes : la détention de pigeons y était interdite par l’occupant et de nombreux colombiers ont été vidés. Après la guerre, plusieurs monuments ont rendu hommage aux pigeons et aux colombophiles, par exemple à Lille et à Bruxelles.
- messages portés dans un tube fixé à la patte
- colombiers fixes et mobiles près du front
- pigeons décorés pour leurs missions
- colombiers civils réquisitionnés ou vidés
Un héritage pour la colombophilie
La guerre a renforcé le prestige du pigeon voyageur et de ceux qui l’élèvent. Si vous découvrez le monde des colombophiles par l’histoire, l’article qu’est-ce qu’un colombophile retrace l’origine du mot et de la passion. Pour comprendre les termes employés, du colombier au lâcher, consultez notre vocabulaire colombophile.
Dans WingDerby
La capacité qui rendait le pigeon si précieux en 14-18 est au cœur de WingDerby : rentrer au colombier, vite et sûrement. Chaque pigeon du jeu a une qualité d’orientation, à côté de la vitesse, de l’endurance et de la vitalité. Le jour du concours, la météo joue son rôle, avec le vent, la température et la visibilité, et un pigeon peut se perdre. Vous suivez le retour en direct, puis vous voyez la vitesse et le classement, au général et par région.
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Photo: Wilhelm Kuhnert published by Julien Salmon (1844-1921), Public domain, via Wikimedia Commons · source